

Une rumeur bien établie veut que les Mongols n'aiment pas le poisson. Ce fait, d'après la rumeur, expliquant les rivières poissonneuses de Mongolie.
Vrai, Faux ou à tempérer ?...
Nous nous sommes posés la question.


Il existe des mongols qui n'aiment pas le poisson. Celà est une certitude.
Il existe aussi des français qui n'aiment pas le fromage...
Des allemands qui n'aiment pas la choucroute...
Et des belges qui ne mangent pas de frites...
Mongol ou pas, un marché urbain achalandé en poisson frais et à prix abordables verrait une évolution des consommations. La dispersion des populations dans les steppes exclue toute tentative logistique liée à ce type de marché.


Faux car les mongols mangent de plus en plus de poisson. Ce poisson est importé congelé de Chine ou de Corée et se retrouve dans les rayons surgelé des commerces alimentaires.
Vrai car le prix est dissuassif pour beaucoup de ménages urbains.
Vrai car dans la steppe, il faut pouvoir pêcher... Et pour celà, il faut une rivière ou un lac à proximité...
Le poisson n'est pas dans les habitudes alimentaires et nous savons que les habitudes alimentaires ont la vie dure. Celà change néanmoins dans les villes ou la consommation augmente.


Quand les lieux de pêche sont accessibles et qu'ils possèdent un matériel, les mongols pêchent avec plaisir. L'acquisition du matériel nécéssaire et le temps libre sont néanmoins un frein à cette activité.
En fonction de la région, la pêche peut être inexistante; pêcher dans le Gobi est plus difficile que dans le Sélengé.







Il est à remarquer que Gengis Khan pêche pour survivre. Ce fait est souligné dans "L'Histoire Secrète des Mongols".
Jean Chaffanjon, lors de son expédition, remarque l'abscence de bois permettant la construction de bateaux dans les régions qu'il traverse
et explique ainsi l'abscence de pêche.
Nous possédons, dans nos archives, un film amateur, tourné dans les années 60, présentant une scène de pêche au harpon
et la consommation du poisson pêché cuit sur braise.
Si des pincipes religieux peuvent influer ou interdire la consommation de certains aliments, ces interdits sont tempérés ou levés en cas de nécéssite alimentaire.
En cas de disette, la pêche aurait donc été pratiquée sans hésitation.
Il faut remarquer que, dans les steppes, la chasse est plus aisée
que la pêche.


Dans son ensemble, affirmer que les mongols n'aiment pas le poisson nous semble infondée et infirmé par une multitude d'exemples.






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