

A la fin du XII° siècle, l'Asie est partagée en différents royaumes. A l'est, la chine partagée entre le royaume SONG au sud et, au nord, le royaume TOUNGOUZ / KIN avec Pékin pour capitale. A l'ouest, l'empire du KHAWREZM englobant l'Iran et la Transoxiane puis, à l'extrême ouest, les califats ABBASSIDES avec Bagdad pour capitale. Entre ces deux extrêmes, à l'ouest de la chine, situé juste au nord du Tibet, le royaume TANGOUT. Plus à l'ouest de celui-ci, l'Empire KARA-KHITAI de race mongole sinisée. Au nord-est du bassin du Tarim, entre les KARA-KHITAI et les TANGOUTS le royaume OUIGOUR, peuple turc. Ces royaumes et empires sont tous sédentaires.
Au nord, à l'orée de la taiga sibérienne, nous trouvons un ensemble de tribus turques, mongoles ou toungouses pâturant sur les territoires de l'Altai, du Khangai et du Khentii. Ces immenses territoires sont le fief des NAIMANS, la principale tribu, des KIRGHIZ, des KERAITS, des TATARS, OIRATS, MARKITS et, bien sûr, des MONGOLS qui ne sont encore qu'une petite tribu nomadisant entre l'Okhon et la Kherulen, affluents du fleuve Amour.







La dynastie de l'empire Chinois des Kin, pour assurer sa tranquilité aux frontières de l'ouest, ultilise et exacerbe les tensions entre tribus: La rivalité entre Keraits et Tatars vaudra à Margouz Bouyourouk, khan kerait, vaincu par les Tartars d'être livré aux chinois pour être cloué sur un ane de bois. Il sera plus tard vengé par sa veuve. Le Khan Tatar sera assassiné...
Les rivalités tribales sont aussi exploitées par les tribus elle même:. La mort du khan kerait, Qourdjakouz provoquera une âpre lutte de succession chez ces derniers. Togroul, successeur légitime sera chassé par son oncle, Gour Khan, soutenu par les Naimans mais ... reviendra en force grâce à l'aide de Yesugei, khan des Mongols et père de Timourdjin qui deviendra Gengis Khan.
L'aide apportée par Yesugei au khan des keraits vaudra une précieuse reconnaissance à Timourdjiin né vers 1155. Vers 1167, Yesugei sera empoisonné par les Tatars lors d'un repas dans la steppe. Sa mort laisse le jeune Timourdjiin seul avec sa Mêre, Olouna. Trop fragile aux yeux des membres du clan, ceux ci l'abandonnent, emmenant leurs troupeaux. La direction du clan passe à Kiriltoug, chef du clan des Taitchiouts.
Déchu de ses droits et de ses biens, le jeune Timourdjiin devra survivre misérablement de pêche et de chasse en compagnie de sa Mère et de ses trois frères - Kassar, Katchioun, Témuggé - et demi freres - Bekter et Belgutaii. Prenant ombrage de cette survie, et devant les risques représentés, Tarkoutaï Kiriltoug, chef taïtchouk, fait Timourdjiin prisonnier et le condamme à la cangue...
S'échappant grâce à la complicité d'un chef Suldus et de ses deux fils, Tchilaoun et Tchimbai, Timourdjiin va continuer à relever ses affaires et devenir propriétaire de neuf chevaux... qui seront volés et retrouvés grâce à l'aide du fils d'un chef Aroulat: Boortchou.
Sorti de la misère, Timourdjiin va demander la main de Borté, sa promise depuis l'enfance, au chef Kongirat Dai-Setchen. Elle sera dotée d'une pelisse de zibelines noires.
Peu après son mariage, Timourdjin fera allégance à Togroul, Khan des Keraits puis, deviendra Timourdjiin Khan grâce à l'appui et au ralliement des plus hauts représentants de l'aristocratie mongole. Timourdjiin est maintenant chef de guerre et chef de chasse.
Son suzerain, Togroul, ne prend pas ombrage de cette nomination. L'ennemi commun reste le Tatar qui, par le passé, a livré Margouz Bouyourouk aux Kins et a empoisonné Yesugei lors d'un repas dans la steppe...
Lors de la première et victorieuse campagne contre les Tartars (1198), Togroul sera nommé Wang (roi) par les chinois. Timourdjiin, son vassal recevra un modeste titre... La cour de Pékin ne voit encore en Timourdjiin Khan qu'un modeste vassal des Kéraits, Togroul, le Wang Khan ne le voit pas comme un futur rival...
L'Histoire est en marche...



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